
Parfois la fatigue me mord. Elle est comme le serpent tapi sous le caillou. Observation. Quel est donc cet être vivant sur deux pattes à la peau aussi grise qu’un éléphant ? Cernes chocapic. Nous les belges, enfants des années 90, nous souvenons des chocapics que nous regardions à la télévision, mais que nous ne trouvions pas dans nos rayons. Comme les malabars. Quand y en a marre. Le traumatisme bouillonne encore dans nos veines. Le serpent donc. Observation. Caillou de forme géométrique. Mais encore ? Caillou de forme géométrique différentielle ou fractale. C’est-à-dire, infiniment morcelée. Sous le caillou parcellisé, je caresse le serpent. Indomptable serpent. Et je souris.




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