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Les photos poèmes

Des photographies accompagnées de poèmes et des poèmes accompagnés de photographies

Les photos poèmes

Tes mots

20 novembre 2020

Tu me parles et je te regarde sans te voir.
Yeux épars collés dans le rien.
Symbole des alcools qu’on ne distingue plus.
Tes mains sur mes épaules qui les secouent.
Et moi qui te regarde sans te voir.
Tes mots, je le sais, sortent de ta bouche pour me heurter.
Comme on percute un passant que l’on n’aurait pas vu arriver.
Mais tes mots, tes mots.
Ils ne me font plus rien.
Je les écoute sans les entendre.
Et c’est la musique des chansons trop courtes qui s’essoufflent dans le silence.
Dans tes yeux. Dans ta bouche.
Mon souffle coupé et les oiseaux qui chantent.

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Ce jour-là

21 octobre 2020

Et si je n’étais pas partie. Ce jour-là. Ce jour froid. Ton peignoir plume. Et les nuits qui écument. Le rouge de tes lèvres sur ma joue et ton parfum des jours d’hiver. Ce jour-là. Je n’ai plus existé. Souffle éteint, souffle aspiré. J’ai beaucoup pleuré tu sais. Sur mes yeux, la mémoire de ceux qui ne sont plus et que mes mots ne suffisent pas à commémorer. C’est la tristesse des lendemains. Des textes sans refrains. Et la vie qui continue.

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Le soleil qui tombe

1 septembre 2020

Les jours heureux et
le soleil qui tombe.
Je me relève de nous et
sous ma paume,
la trace de nos rencontres.
Le rouge me souffle
que c’était doux,
ta voix, tes yeux,
nos jours heureux
et le soleil qui tombe.

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Je danse

19 août 2020

Je danse.
Je danse la rage de tes mots jamais retournés.
De ton indifférence assumée.
Des pères qui brisent le coeur
et des mères qui manquent.
Je danse la colère et je pleure la haine.
Expulse. Danse. Exulte. Flanche.
Parce que moi je ne veux pas être indifférente.
Parce que moi je ne peux pas être indifférente.

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Je suis là

27 juillet 2020


Je suis là. Les pieds dans
l’eau à moitié submergés.
Et des crabes morts à deux pas.
Ce sont les tristesses des pluies
qui ne tombent plus.
Des creux de sable aux saillies savonneuses.
Et le vent dans les cheveux.
Puis il y a les mouettes qui ont faim,
les crustacés ne suffisent pas.
Il leur faut le monde, les mers, les deltas. Qu’aucuns
n’aient de limites. Des bleus qui s’étendent,
des bleus géants.
Comme tes mains
quand elles se posent sur mes hanches.

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on regardait

19 juin 2020


C’était l’été. On se posait là et on regardait. Tu me caressais les cheveux et je te disais. La brume. Le destin. Les reflets. Puis tu t’éloignais et je te photographiais. Tes pas silencieux dans l’ombre, comme une danse. Sous le rose.

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Fureur

15 juin 2020

Depuis quelque temps j’ai la fureur. Tu vois cette fureur. Celle qui nous fait hurler nos poumons dans la rue. Celle qui nous fait chanter le long des nuits chaudes. Celle qui nous fait injurier ceux qui nous ignorent. Celle qui nous fait vénérer les pires passions. Celle qui me tue de douleur un jour. Celle qui me ressuscite un autre jour. Celle qui vient des tripes et qui déflagre. Oui. Elle est brutale cette fureur. Elle claque la joue et malmène le corps. Elle n’a pas de filtre sauveur, ni d’empathie plaisante. C’est juste que, je revis.

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En dehors de moi

24 mai 2020

Il en a préféré une autre. Celle des extérieurs. En dehors de moi. En dehors de nous. Derrière cette fenêtre. Elle était toujours là. Tapie dans le ciel. Et je suis morte une nouvelle fois. D’avoir aimé et d’être tombée. De nos regards qui se perdaient. De cet extérieur dont je lui parlais. Une autre vie que la mienne et les feuilles qui scintillent.

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Cette rue

29 mars 2020

Je remontais cette rue pour rentrer chez moi après le travail. Le chez moi où tu te trouvais encore. Nous disions que c’était chez nous et je pensais que c’était normal. Que tu serais toujours chez toi et que je serais toujours chez moi avec toi à mes côtés. Ce jour-là, alors que je remontais cette rue et que je pensais que rien ne nous atteindrait jamais, je me suis retournée.

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douceur velours

9 mars 2020

C’est comme la mer sauf que ça ne l’est pas. Des étendues de cendres qui ne s’assombrissent pas. J’ai faim du rien et quand il arrive, je suis malade. C’est que. Les géants m’intimident. Et je préfère la solitude aux grands. Quand je m’assoupis sur ton bras. Et qu’il m’enveloppe de sa douceur velours. Je me laisse aller. Et je vois le blanc se recroqueviller sur lui-même. Autour de moi.